Un dimanche après midi pendant le confinement

Lasse de vivre dans ce chaos, subir cette pression médiatique, compliqué de trouver la paix dans cette ambiance maussade, je décide de me poser sur mon canapé et d’écrire quelques mots, un moment d’échappatoire, un moment pour écrire, pour poser les mots qui se bousculent dans ma tête, des mots qui ont du mal à se structurer. Quand soudain vient frapper à ma porte Mme Responsabilité, qui s’invite sans scrupules, me dire avec dédain et prétention combien je n’ai pas le droit de me laisser aller, combien il est de mon devoir et de ma responsabilité de voir les choses de manière positive et d’être reconnaissante …..
Comment oses tu me dit-elle avec mépris, te morfondre quand tant de gens se meurent, perdent leur emploi, Comment oses tu t’apitoyais sur ton sort ?
Comment ? Que dites-vous ? lui dis-je ?
Furieuse, bien sûr, j’ai le droit d’être en colère, en colère face cette pandémie, comment savoir le vrai du faux, on nous dit tout et son contraire, c’est tellement plus facile de baisser les bras, que mon lot de pensées positives s’épuisent, que même ma foi pourtant inébranlable est mise à rude épreuve, bien sur qu’il faut que j’accueille cette émotion au lieu de la réfuter, d’ailleurs le seul droit qui m’est autorisé de faire, celui de m’exprimer, comment prétendre que tout va pour le mieux quand rien ne va plus. Être forte, jusqu’à quand ?
Furieuse je lui demandai de partir, de s’en aller le plus loin possible et de me laisser tranquille, Cette dernière s’exécuta sans trop rechigner, le port de tête bien droit, la poitrine bien gonflée, avec son allure imposante elle s’en alla sans rien dire.
Et c’est là que le temps d’un instant, j’ai fermé mes yeux, j’ai prié, prier pour que la vie reprenne son cours, que les enfants puissent retrouver l’insouciance qui leur a été volée, qu’ils retrouvent des visages et non des masques, que nous puissions voyager, voler vers de nouveaux horizons, que nous puissions nous promener sans devoir, ni se justifier ni expliquer, de nouveau retrouver ceux que nous aimons sans devoir se soucier de quoi que ce soit, que les petits commerçant puissent réouvrir, que les jeunes diplômés puissent trouver du travail, que nous soyons de nouveau libres d’aller là où bon nous semble, incroyable mais vraie une vie qui nous paraissait si banale il y a quelques mois.
Si seulement nous savions …
En espérons que Mme Responsabilité ne soit pas passé par chez vous, vous faire un peu de morale je vous dis à bientôt.
Prenez soin de vous.
Je vous embrasse tendrement 💖

2 réflexions au sujet de “Un dimanche après midi pendant le confinement”

  1. Très belle lettre, métaphore magnifique!
    Madame responsabilité a tenté de toquer à ma porte mais il y avait monsieur colère (contre nos gouvernants incapables et tellement manipulables) qui lui a dis d’aller sonner ailleurs 🤬

    Aimé par 1 personne

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